Le château de Ranrouët

Édifie à partir du XIIIeme siècle et remanié jusqu'au XVIIeme siècle, le château de Ranrouët est l'un des témoins incontournables de l'Histoire de Bretagne. Aujourd'hui en ruine, entouré de végétation, il fut pourtant une place forte et moderne de son temps mélangeant fonction défensive et résidentielle.



Siège de la seigneurie d'Assérac, la forteresse est située en bordure d'une voie reliant le pays guérandais au pays Vannetais et est défendue naturellement par l'eau des marais de Brière.




Un peu d'archéologie...

Des trous de poteaux découverts dans la cour laissent supposer l’existence d'une fortification en bois antérieure au château de pierres. Lors de fouilles (en 1996) des archéologues ont découverts un dépotoir de coquilles et d'os qui atteste les aliments consommés à l'époque par les occupants de Ranrouët.


Fun fact :

En 1847, Gustave Flaubert et Maxime du Camp visitent la Bretagne et écrivent leurs souvenirs dans « Par les champs et par les grèves ». Il découvrent le château en ruines dont la cour est cultivée par les paysans !




Étymologie du mot Ranrouët :

La première partie du nom est assez facile à comprendre : en breton « rann » désigne une « parcelle » ou « portion » (de territoire).

Plus énigmatique, la seconde partie « rouët » pourrait venir d'une évolution du mot breton « ruet » (clairière, plaine dégagée).




Et aujourd'hui ? Durant la Révolution, le château déjà fragilisé faute d'entretien est mis à sac et incendié car il représente une opposition aux partisans de la République. Après avoir servit de carrière aux habitants, la végétation gagnera l'ancienne résidence seigneuriale qui tombera à l'abandon.



En 1925 le château est inscrit l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques mais c'est seulement en 1970 que l'Association « Les amis du château de Ranrouët » sort le bâtiment de l'oubli. Ils font un travail colossal, débroussaillent et déblaient des tonnes de végétaux et de terre.



Entre 1994 et 2001, le site est sécurisé dans le but de le protéger et d'accueillir du public. Actuellement, la gestion est intercommunale. C'est la communauté d'agglomération de la presqu'île guérandaise qui poursuit l'entretien, la préservation et la mise en valeur culturelle et touristique du monument.



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